Début de la campagne de vaccination contre la covid-19
en France

Les premiers patients ont reçu la première injection du vaccin contre le coronavirus (covid-19) dans deux structures hospitalières, à Sevran et à Dijon. Les patients se verront injecter une seconde dose dans 21 jours. Par la suite, leur système immunitaire produiront alors suffisamment d’anticorps et ce, de manière efficace pour lutter contre le Sars-CoV-2, qui pour rappel a déjà fait plus 60.000 morts dans le pays. Selon les données publiées par le laboratoire allemand, le vaccin pourrait même s’avérer efficace dès le 11e jour après la première dose.

Objectif du gouvernement : 15 millions de vaccinés d'ici l'été 2021

D’ici la fin du mois de février 7 000 Ehpad de France devrait bénéficier du vaccin contre la covid-19. La montée en puissance de la campagne vaccinale sera ensuite progressive. Elle concernera la semaine prochaine 23 établissements dans les régions de Paris, Lyon, Lille et Tours, avant de s’intensifier pour atteindre une centaine de lieux dans les deux premières semaines de janvier. «C’est à ce moment que l’on pourra juger le dispositif et notre bonne préparation, juge Jérôme Marty. 

Par la suite, la vaccination sera privilégiée aux retraités de plus de 65 ans jusqu’au printemps, puis le reste de la population âgée de 16 ans et plus. Bien évidemment, le vaccin contre la covid-19 restera toujours sur une base de volontariat et le vaccin sera gratuit à 100% pour l’ensemble des assurés.

Une première victoire dans la lutte contre la Covid-19

Pourquoi pouvons-nous parler de première victoire dans la lutte du covid-19 ? Ce n’est pas seulement la France qui vient de débuter sa campagne de vaccination dans la lutte contre la covid-19 mais l’ensemble des pays de l’Union Européenne qui l’ont entamé ce dimanche 27 décembre 2020.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser flamber l’épidémie à nouveau », a réagi Olivier Véran, alors que l’épidémie marque un plateau légèrement ascendant depuis le début du mois de décembre. « Si la tendance de hausse lente se maintient, les services hospitaliers demeureront sous tension », explique sur Twitter l’équipe de modélisation de l’épidémiologie et de l’évolution des maladies infectieuses de Montpellier (CNRS, IRD, université de Montpellier).

De plus, « si on ajoute un effet du réveillon de Noël, cela suffirait malheureusement à faire repartir l’épidémie avec un risque prononcé d’avoir plus de 3 000 personnes en soins intensifs au 1er février ». C’est pourquoi, il est plus que nécessaire de rester vigilant et continuer d’appliquer les gestes barrières même durant cette période de fêtes de fin d’année. En effet, les rassemblements familiaux du 24 et du 25 décembre risquent d’augmenter les contaminations au sein des foyers, alors que les vacances, avec principalement la fermeture des établissements scolaires pendant deux semaines, peuvent contribuer à l’effet inverse. Quant à la discipline des Français lors du réveillon de la Saint-Sylvestre, il est difficile de l’anticiper.

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