Coronavirus : Qu'est-ce que le projet Discovery ?

traitement coronavirus

Sept pays de l’union européenne participent, en ce moment même, à un essai clinique permettant de tester quatre traitements de manière à définir si ces traitements sont efficaces ou non sur l’actuel coronavirus Covid-19.

Au total, 20 hôpitaux français participent à cet essai clinique européen. Parmi eux nous pouvons compter les CHU de Besançon et de Dijon.

Qu'est-ce que Discovery ?

Discovery est le nom donné à l’essai clinique européen pour trouver un vaccin contre le coronavirus ou une molécule permettant de ralentir la progression du covid-19 : celui-ci implique l’Allemagne, la Belgique,  l’Espagne, la France,  le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Le but de cet essai est de démontrer l’efficacité de 4 traitements connus actuellement utilisés dans la lutte contre diverses pathologies autres que le Covid-19.

La France s’est vu attribuer un quota de 800 patients à inclure dans cet essai clinique, répartis sur une vingtaine d’hôpitaux sur tout le territoire, ce nombre peut fluctuer en vue d’un nombre important de patients se portant volontaire pour cette étude.

Qu'elles sont les molécules testées ?

En tout, quatre traitements sont en cours de test. Ces molécules sont connues et utilisées depuis longtemps sur diverses pathologies mais à ce jour aucune n’a prouvé son efficacité sur le Coronavirus.

L'Hydrochloroquine :

Il s’agit du traitement dont tout le monde parle, il est le plus souvent utilisé comme antipaludique, sous sa forme non hydroxylée, ou encore dans le traitement contre les maladies auto-immune.

Le Lopinavir combiné au Ritonavir :

C’est un anti-VIH très bien connu et utilisé depuis une vingtaine d’années, il reste cependant très compliqué à utiliser, selon les dires du Pr. Piroth.

Une combinaison de Lopinavir et de Ritonavir associé à l'Interféron bêta :

Utilisée notamment, par les neurologues, dans la lutte de certaines formes de sclérose en plaque, l’interféron permet la stimulation des défenses immunitaires.

Le Remdesivir :

Molécule développée et utilisée dans le traitement d’Ébola. D’après des essais effectués, cette molécule aurait des résultats in vitro encourageants sur des animaux.

Une option supplémentaire vient s’ajouter au quatre traitements énoncés, elle consiste en la prise en charge habituelle des patients, sans aucune des molécules présentées.

Qui est concerné par ce projet ?

L’essai clinique Discovery, compte pas moins de 800 patients sur tout le territoire français. Mais comment les patients sont-il choisis ?

D’après le Pr. Piroth, chef du service des maladies infectieuses du CHU de Dijon, les différentes options testées seront tirées aux sorts puis attribuées aux patients afin que ni médecins, ni patients ne soient en mesure de choisir un traitement plus qu’un autre, de manière à avoir des résultats “interprétables”.

Il explique également que le quota initial de patients attribué à la France, pour cet essai, pourrait être revu à la hausse, dans la mesure où l’établissement dispose d’un grand nombre de volontaire souhaitant participer à cet essai.

Les patients susceptibles de participer à l’essai sont déterminés en fonction de différents critères prédéterminés: le besoin d’assistance respiratoire ou encore la contraction d’une pneumonie liée au virus covid-19 en font partie. Les malades hospitalisés sont davantage éligibles à l’essai.

Une connaissance des résultats rapidement ?

Le Pr. Piroth confie que les premiers retours concernant l’efficacité des différents traitements devraient parvenir aux médecins environ une quinzaine de jours après les premières inclusions sur les patients. Il sera donc possible d’affirmer ou non quel traitement est plus convaincant que d’autres afin d’affiner et changer les formules de traitements.

Qu'en est-il de la recherche du vaccin contre le coronavirus ?

Bien que tout le monde soit impatient d’une rapide découverte d’un vaccin pour soigner le coronavirus, les premiers vaccins contre le coronavirus sont toujours en phase de test.

Par ailleurs, il est important pour les scientifiques de ne pas sortir un vaccin sans qu’il y ait eu de tests auparavant. En effet, les scientifiques ne veulent pas faire comme le Pr Raoult qui a annoncé que la Chloroquine était une molécule remède sans avoir eu suffisamment de retours de la part de ses patients sous traitements pour en faire une « généralité ».

Malheureusement, il faudra encore attendre quelques mois (12 à 24 mois) afin qu’un premier vaccin soit commercialisé etce, en quantité suffisante.

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