Le vaccin coronavirus Moderna entrera en dernière phase d'essai clinique le 27 juillet 2020

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La société américaine de biotechnologie Moderna a annoncé mardi qu’elle entrerait dans la phase finale de ses essais cliniques sur l’homme pour son vaccin contre le coronavirus le 27 juillet, afin de tester sa capacité à protéger les personnes dans le monde réel. L’annonce est intervenue alors que les résultats des essais antérieurs visant à prouver que le vaccin était sûr et que la production d’anticorps déclenchés avaient été publiés. L’étude durera du 27 juillet 2020 au 27 octobre 2022.

Le prochain essai de phase 3 recrutera 30 000 participants aux États-Unis, dont la moitié pour recevoir le vaccin à des doses de 100 microgrammes et l’autre moitié pour recevoir un placebo.

Moderna entre en tête de liste

Il n’y a encore aucune garantie, mais le gouvernement américain espère obtenir des résultats vers la fin de l’année  (une vitesse record pour la mise au point d’un vaccin). En effet, après avoir passé les deux premières phases de test en essai clinique, le vaccin expérimental contre le coronavirus de la société de biotechnologie Moderna Therapeutics rentrera en dernière phase d’essai le clinique le 27 juillet 2020.

« Notre objectif est d’avoir un vaccin disponible pour une large distribution d’ici la fin de l’année ou au début de l’année prochaine, » selon Stephen Hoge, président et porte-parole de Moderna Therapeutics.

« Si nous et d’autres élaborons des données qui montrent que le vaccin a un potentiel bienfait et qu’il est efficace sur les patients atteints du covid-19, alors, bien sûr nous demanderons une autorisation d’utilisation d’urgence. En fait, c’est une décision que les organismes de réglementation, en particulier la FDA, doivent prendre. »

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Un vaccin adoptant une nouvelle technologie

La technologie de Moderna, fondée sur l’ARN messager, n’a jamais prouvé son efficacité contre d’autres virus. Elle vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher préventivement la protection contre le coronavirus. De précédents travaux utilisant cette technologie ont eu un effet contraire à celui désiré, en rendant les receveurs davantage susceptibles d’être infectés.

Les premiers tests ont été jugés encourageant par le fait que les participants aient développé des niveaux élevés d’anticorps. Cependant, il est nécessaire de limiter les extrapolations à partir d’un essai clinique seulement car il est nécessaire de voir comment cela fonctionne quand une personne est réellement confrontée et exposée au « vrai virus ».

Ainsi, « L’une des choses que nous devons surveiller, c’est s’il y a un effet sur le long terme où la réponse immunitaire (…) développe potentiellement une tolérance immunologique qui serait en fait nocive pour la protection » selon un spécialiste des maladies infectieuses à l’Université Johns Hopkins.

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